Fête : le 23 Avril Étymologie : Issu du substantif grec georgos, signifiant le cultivateur.
Ce nom apparaît à plusieurs reprises dans la littérature hellénique de l'époque classique. Mais il n'y était pas très fréquent et c'est, encore une fois, le culte d'un saint qui l'a popularisé dans la plupart des pays d'Europe. D'abord réservé au Moyen-Orient, il fut, au XIIe siècle, adopté par les croisés qui enrichirent sa biographie d'une foule de légendes prodigieuses et firent de Georges une parfaite image du chevalier chrétien. Dès lors son nom se diffusa très rapidement et connut de nombreuses transcriptions : Georg, Görgel, Iouri, Jörg, Jürg, Yorich, Youri, etc. Il est resté utilisé dans tous les pays qui l'avaient adopté et s'est, bien entendu, répandu dans l'ensemble des nations latines, slaves et anglophones. À plusieurs reprises, il y a figuré au palmarès des prénoms masculins comme ce fut le cas, en France, de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1930. Aujourd'hui, Georges est un peu partout, à l'exception des pays slaves, dans une période de reflux. Mais il est devenu un prénom classique, profondément intégré, illustré par des centaines d'hommes célèbres et sa renaissance ne fait aucun doute. Saint Georges était un chrétien martyrisé au début du IVe siècle dans la ville de Diospolis, aujourd'hui Lod, en Palestine. Ses légendes, pieusement retranscrites durant tout le Moyen Âge, le font affronter et vaincre un dragon satanique, détruire d'un signe de croix des temples païens, subir sans dommage les pires supplices. Dès la fin du XIe siècle, il fut considéré comme le chef des milices chrétiennes. Reconnu comme le saint patron de l'Angleterre au XIIIe siècle, la Réforme protestante n'osa pas mettre fin à son culte. Au XXe siècle, Baden-Powell en fit le saint patron des scouts du monde entier.
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