Dérivé de : ANDREA Étymologie : Féminin d'André.
Ce féminin d'André a quelque chose de paradoxal : comment peut-on attribuer le qualificatif d'homme à une petite fille ? Peut-être pour lui faire partager les qualités longtemps considérées comme exclusivement viriles (force, endurance, courage, etc.) ? Peut-être encore, dans les pays orthodoxes, chez les familles pratiquantes, pour la placer sous la protection du grand saint André ? Ou encore, plus vraisemblablement, par ignorance de la racine grecque à laquelle son nom se rattache... Toujours est-il qu'Andrée est attesté depuis le XVIIIe siècle. Aujourd'hui c'est la forme anglo-saxonne d'Andréa, plus nettement féminine à l'oreille, qui l'a presque entièrement remplacé (à noter toutefois qu'en Italie, Andrea est masculin..., Andrée se disant Andreina). Andréa connaît en France depuis une dizaine d'années un succès croissant. On peut la fêter, bien entendu, à la saint André, le 30 novembre. Mais le pape Pie XI a béatifié en 1925 une religieuse, Andrée Minutte, décapitée à Orange pendant la Terreur, en 1794.
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